Restos sur le grill

Le blog des nouveaux restaurants à Paris les adresses à la mode, les bons plans, les bonnes adresses, là où il fait bon manger, je vous fais partager mes expériences heureuses ou malheureuses ! (et avec plein de #foodporn dedans !) Viveur de haute licheté !

Restos sur le grill

Le Top des restos du mois de novembre 2019

Pour ce mois de novembre 2019, pas moins de 22 restaurants sont passés sur le grill ! De belles découvertes, mais aussi des petites déceptions. Voici le classement des restaurants du meilleur au moins convainquant.

Pavyllon restaurant Paris 8
Pavyllon restaurant Paris 8

1. Pavyllon (Paris 8)
2. Solstice (Paris 5)
3. Mova (Paris 17)
4. Miura (Paris 17)
5. Pique-Nique (Paris 1)
6. Oui, Mon Général! (Paris 7)
7. L'Escalier (Paris 18)
8. Les Confidences (Paris 8)
9. La Régalade du Faubourg (Paris 8)
10. Fan de carotte (Paris 17)
11. Brasserie Coquin (Paris 20)
12. Dupin (Paris 6)
13. Django (Paris 9)
14. Supu Ramen pour Guy Savoy (Paris 6)
15. Mulino Mulè (Paris 10)
16. Imperial Treasure (Paris 8)
17. Fanfan (Paris 17)
18. Oursin (Paris 8)
19. Les Marmottes (Paris 1)
20. Le Reflet (Paris 3)
21. Polmard (Paris 7)
22. Gilberte (Paris 6)

Ce mois-ci j'ai eu le bonheur de pouvoir m'asseoir au comptoir de Yannick Alléno, Pavyllon. Cuisine exceptionnelle, accords mets-vin tonitruants, service aux petits soins ! Bien entendu, il y a un coût pour cette excellence (à partir de 68€ le menu déjeuner), mais si tant est que ses voisins sont agréables et qui sentent bon, l'expérience est formidable ! Car oui, la promiscuité peut gêner pour un restaurant pourtant promis à 1 ou 2 étoiles en janvier.

En deuxième position de ce top, Solstice d'Eric Trochon. Ce MOF réalise une cuisine limpide et fignolée à l'extrême qui éclate en bouche! Avec son service agréable et son ambiance calme, Solstice affiche un rapport qualité-prix des plus compétitifs.

Pour la troisième marche du podium, une réelle surprise : Mova. Le restaurant ne paye pas de mine, mais dans les assiettes c'est réussi ! J'ai été saisi par ces goûts francs et vigoureux qui tapent dans le mille, pour un tarif très intéressant.

Au pied du podium, Miura, encore une adresse qui souffre de son atmosphère (sombre au déjeuner) mais qui se rattrape mille fois par ce que l'on a dans son assiette ! C'est joyeux, vivant et ça respire le plaisir! Un service on ne peut plus prévenant et sympathique!

Pique-Nique arrive en 5ème position. La jeune Laura Portelli, portée par des critiques enamourés, réalise encore un tour de force avec sa nouvelle adresse : faire une vraie cuisine de partage tirant ses inspirations du pourtour de la Méditerranée sans que l'on se plaigne en sortie de table d'avoir encore faim ! Un restaurant convivial qui m'a tout de même placé dans l'expectative quant à la prise de commande bien inutile sur ce bout de papier...

En 6ème place, un vieux routier des bistrots. Stéphane Reynaud. Avec Oui, Mon Général, il perpétue cette tradition de la bonne chère sans chichi mais avec un soin particulier du sourcing dans une ambiance conviviale. 100% Bistrot.

C'est un peu par hasard que j'ai atterri à l'Escalier du côté de Montmartre. Mais quelle belle surprise ! Là aussi un bistrot généreux, qui ne se prend pas la tête et cherche à faire plaisir dans ses assiettes et dans ses verres ! Il faut tout de même a priori éviter la formule brunch qui n'avait pas l'air top. 7ème.

Si vous cherchez un lieu élégant pour épater un client ou une "target", je vous conseillerais de vous attabler aux Confidences de l'Hôtel San Regis. Le cadre somptueux et cosy avec cette belle verrière est idéal pour tout se dire ! En plus, la cuisine du chef est réussie jusqu'au dessert étonnant avec de la patate douce, à goûter absolument ! 8ème position.

Pour la 9ème position, on retrouve un nom connu des amateurs de bistronomie : c'est en effet Bruno Doucet qui a réalisé la carte de la Régalade du Faubourg de l'Hôtel 5 étoiles des Jardins du Faubourg. On y retrouve ses marqueurs gourmands à commencer par sa gourmande servie à discrétion en amuse-bouche ! Un peu moins convaincu par le dessert, mais aux beaux jours, quand la magnifique terrasse sera ouverte, ce restaurant a de beaux atouts pour vous convaincre de vous y attabler !

Qui aurait dit que je classerais un restaurant "poussettes friendly" en 10ème position de ce top? Pas moi en tout cas, avant de découvrir ce Fan de carotte. Le concept se révèle brillant : faire un restaurant (donc avec de la vraie cuisine très correcte) pour les parents et leurs enfants, y compris les plus petits avec des petits pots maison ! Il y a même des animatrices pour le brunch de week end pour permettre aux heureux géniteurs de respirer un peu sans culpabiliser!

Pas gagnée non plus cette 11ème place pour la Brasserie Coquin. En effet, quand on voit une carte qui part autant dans tous les sens avec des plats italiens, vietnamiens, américains, français, sud-américains, caribéens... On ne peut qu'avoir peur! Pourtant je me suis régalé ce midi-là avec un carré d'agneau cuit dans la belle rôtissoire, et mon ceviche chicharon n'était pas mal non plus ! Vin pas cher et très correct !

L'Epi Dupin repris par la famille Rostang ça donne Dupin, un restaurant à la cuisine gérée par un jeune chef qui essaye de conserver l'esprit gourmand de la maison. Pas mauvais du tout, ses plats font honneur aux saisons, même s'ils ne brillent pas dans l'originalité des saveurs. Les intitulés de la carte qui mettent en avant les légumes et accompagnements ne font pas rêver. Ça manque un peu de fantaisie gourmande et/ou de canaillerie !

Django, a tous les aspects du resto branchouille, avec sa déco (avec des néons fluo forcément) et bien évidemment avec ses "petites assiettes à partager". Enfin là, il convient mieux de parler de micro-assiettes impossibles à partager ! C'est très dommage car il y a du goût dans ces préparations ! Mais, après avoir avalé la formule déjeuner à 16€ (pas chère!), j'avais encore faim... 13ème.

Que n'avais-je pas lu sur Supu Ramen pour Guy Savoy! A lire les commentaires, ce restaurant n'avait pas grand chose à rattraper. Pourtant mon expérience s'est avérée agréable, et mon ramen franco-nippon très correct. Un peu cher, certes, mais le bonheur d'avoir un verre géant rempli d'un moulin à vent servi en magnum pour moins de 5€ a compensé cette sensation ! 14ème.

En 15ème position on retrouve un établissement qui lui collectionne les avis dithyrambiques : Mulino Mulè. Et c'est sûr, la qualité des produits, à commencer par les pâtes, est épatante ! Cependant, je me suis ennuyé ferme devant ma plâtrée de rigatoni. Pas mauvais, non, mais sans viande/poisson/crustacé pour varier les plaisirs gustatifs, ça reste un accompagnement. Le dessert peu ragoutant ne m'a pas enlevé cette impression mitigée.

On retrouve en 16ème position un restaurant qui prétend récolter une étoile Michelin, ce qui, pour un restaurant chinois en France n'est pas une mince histoire (il n'y en a qu'un seul pour le moment, le Shang Palace). Déco moderne qui valse avec le kitsch, service professionnel et compétent, et atmosphère gastronomique qui n'a pas toujours autant de résonance dans les assiettes. Ça varie de l'excellent avec cet oeuf mollet fumé au thé chinois, tout comme la langue et oreille de cochon marinées en passant par le bof (turbot trop cuit et pas bien vigoureux) et le dessert indigne de simplicité pour un tel restaurant. Imperial Treasure, va falloir muscler son jeu pour décrocher la timbale !

Fanfan, en 17ème position, en fait beaucoup côté décorum et falbalas. Julien Burbaud, ex candidat Top Chef, se démène pour délivrer des assiettes fusion qui n'atteignent pas toujours la promesse de leurs dressages et de leurs intitulés. A noter que pour la première fois cette année, je n'ai pas pu terminer mon dessert au goût bien trop sucré. Heureusement, chez Fanfan on a le sens du client, et j'en ai eu un autre bien meilleur !

En 18ème place, Oursin. La nouvelle table de Jacquemus n'est pas si mauvaise que ça, mais le tarif lui peut faire défaillir. Bien trop cher pour cette cuisine simple qui donne l'impression d'être au régime.

Les Marmottes héritent de la 19ème place de ce classement. Ce restaurant d'altitude qui se fait une spécialité de fondues savoyardes et raclettes (à volonté) cultive une ambiance Les Bronzés font du ski. Les fromages sortis de leur magnifique armoire sont de qualité, mais la charcuterie qui accompagne la raclette n'est pas à la hauteur. 

Le Reflet arrive à la 20ème place du classement. Le formidable concept, généreux et social (garantir l'insertion de personnes trisomiques) oublie quand même l'essentiel pour un restaurant : faire de la bonne cuisine qui régale à partir de bons produits. Même pour 20€, ce déjeuner n'était pas vraiment à la hauteur. Heureusement, la carte des vins qui aligne quelques pépites fait un peu oublier ça !

Si Polmard atterrit en avant-dernière position, c'est un peu à cause de la déception. Moi qui cherchais une bonne barbaque avec ses frites, je suis tombé sur un resto pour qui le gras semble synonyme de mal absolu. Résultat, une viande maigre (de la Blonde d'Aquitaine élevée par leurs soins!) à un tarif délirant pour ce que c'est et accompagnée de... choux-fleurs ! Heureusement que le Paris-Brest en dessert a comblé mon estomac!

La dernière place est dévolue à Gilberte. Déco sublime, service à l'écoute, carte des vins formidable, mais ça se gâte dans les assiettes. Hormis le très beau pâté en croûte, le reste n'était pas à la hauteur du prix. Il suffit de voir la "salade végétarienne" à 19€ pour s'en convaincre. Sans doute vaut-il mieux se réfugier sur la rôtisserie?

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Les meilleurs restaurants parisiens de novembre 2019

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