Restos sur le grill

Le blog des nouveaux restaurants à Paris les adresses à la mode, les bons plans, les bonnes adresses, là où il fait bon manger, je vous fais partager mes expériences heureuses ou malheureuses ! (et avec plein de #foodporn dedans !) Viveur de haute licheté !

Restos sur le grill

Le Top des restos du mois de mars 2020

Pause forcée mais nécessaire, lors de ce demi-mois d'ouverture, j'ai quand même réussi à poser mes couverts dans une dizaine d'établissements. Voici donc donc, comme d'habitude, mon classement mensuel à scruter en attendant des jours meilleurs pour réserver!

Table de Bruno Verjus (Paris 10)
Table de Bruno Verjus (Paris 10)

1. Table (Paris 12)
2. Jong-No Samgyetang (Paris 13)
3. Au Bon Endroit (Paris 19)
4. Caillebotte (Paris 9)
5. Au Père Lapin (Suresnes)
6. La Grivoiserie (Paris 6)
7. Mille et Zim (Asnières sur Seine)
8. Philippe Excoffier (Paris 7)
9. La Table des Oliviers (Neuilly sur Seine)
10. Bibiche Montmartre (Paris 18)

Au firmament de ce petit classement se place une figure bien connue de la gastronomie parisienne, maintenant auréolée d'une étoile Michelin : Bruno Verjus avec sa Table. Déjà visitée en 2017, j'en gardais un excellent souvenir malgré une addition XXL (avant l'étoile). Rebelote ! Des produits toujours aussi incroyables au menu (je ne crois pas qu'on puisse faire mieux), et des saveurs bien plus complexes que lors de ma première expérience. Installé rigoureusement à la même place sur cet immense comptoir qui serpente dans la salle de quoi voir la brigade en action, je me suis régalé de A à Z. Chaque assiette frôle le sublime, le vin est un délice rare, le show d'une grande valeur.... et tout ça a un coût forcément... Mais je ne regrette pas une seconde les 181€ de ce déjeuner hors norme, une expérience unique à Paris (à condition d'entrer dans le jeu du chef, pas vraiment réceptif à la notion de compromis!). Première place évidente.

Sur la deuxième marche du podium, un restaurant coréen. J'avoue, j'étais en délicatesse avec la gastronomie de ce pays. Des expériences successives qui ne m'ont jamais convaincu : trop simple, trop fade avec des produits d'une exécrable qualité. Mais me voilà réconcilié grâce au coquelet samgyetang de Jong No. Un délice absolu, une gourmandise unique pour un plat à classer illico dans la liste de ceux à avoir goûté absolument avant de mourir !

Une adresse du 19ème arrondissement atterrit à la troisième place : Au Bon Endroit. Dans les cuisines, l'ancien chef anglais de la Régalade, Origins 14. Il y prépare une cuisine bistronomique moderne et enlevée à base de produits corses. Avec la jolie sélection de vins nature et des tout petits prix, voilà une belle adresse à rajouter à votre liste des restaurant à visiter après le confinement !

Au pied du podium : Caillebotte. Voilà des années que cette adresse brille par sa qualité, et sa salle ne désemplit pas ! C'est redoutablement bon, juste et équilibré. Même si la salle un rien bruyante n'est pas des plus agréables, l'expérience culinaire vaut largement le détour, surtout au déjeuner avec ces petits tarifs affichés !

5ème, une autre institution : Au Père Lapin. Depuis 1861, ce restaurant fait le bonheur des habitants de Suresnes. Désormais, c'est le chef Guillaume Delage (ex Petit Bofinger) qui y officie pour une cuisine bourgeoise avec un grand B! Les amateurs de viande y trouveront de jolis morceaux pour une cuisine limpide et gourmande et sans grande fantaisie. Mais grâce à d'excellents produits, il y a de quoi se régaler. Attention, le week-end l'endroit semble assailli de familles avec enfants en bas âge, donc si vous cherchez un endroit tranquille, mieux vaut aller ailleurs...

Un petit nouveau en 6ème place de ce classement : La Grivoiserie. Si nouveau que je fus le premier "vrai" client! Ce petit restaurant a un potentiel énorme et une volonté de bien faire indéniable. Des assiettes bien pensées avec quelques défauts d'équilibre sans doute pour ce démarrage, mais un accueil parfait et à l'écoute qui laisse présager du meilleur pour la suite.

Septième, une cave à vin : Mille et Zim à Asnières. Pas vraiment de cuisine au programme (ménager), mais au mieux des planches d'excellentes charcutailles et du pif pas cher et bien choisi. L'atout de l'endroit réside vraiment dans cette salle à manger "comme à la maison", qui, dans son jus, donne l'impression de prendre un repas chez son grand père.

En 8ème position, Philippe Excoffier. Ce chef passé par les cuisines de l'ambassade des Etats-Unis à Paris, connaît ses classiques. De jolis produits (même dans le menu déjeuner !), de la générosité et de la gourmandise au programme. Petits bémols : le manque d'équilibre de mon plat et surtout la découverte pas très heureuse d'un poil de pinceau dans mon soufflé... qui n'a même pas abouti à un geste commercial. Les repas de l'ambassadeur, ce n'est plus ce que c'était !

Avant dernier de ce top : La Table des Oliviers. Ce restaurant de Neuilly a pourtant des atouts pour lui : un service express (vraiment), une carte à rallonge, il y en a pour tous les goûts, des intitulés originaux et alléchants. Mais au final, le carpaccio de bar cuit sur une assiette brûlante étonne sans être mauvais, la pastilla d'agneau s'avère correcte tout comme le dessert pour un tarif assez élevé. Mais ici, ce n'est pas le plus désagréable, car franchement, la pilule serait bien passée avec un semblant de sourire et de joie de vivre de la part du chef à la place de cette grimace qui donne l'impression de gêner.

Bon, pour la 10ème et dernière position de ce classement, difficile de trouver des points forts pour Bibiche Montmartre. Des plats déséquilibrés et pas très goûteux, des tarifs élevés pour ce que c'est... la déco (réussie) plaira sans doute aux fans des usines Big Mamma.

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