Restos sur le grill

Le blog des nouveaux restaurants à Paris les adresses à la mode, les bons plans, les bonnes adresses, là où il fait bon manger, je vous fais partager mes expériences heureuses ou malheureuses ! (et avec plein de #foodporn dedans !) Viveur de haute licheté !

Restos sur le grill

Le Top des restos du mois de mai 2019

Chaque mois je dresse un bilan classé du meilleur restaurant visité au moins bon. Un mois de mai riche avec de jolies découvertes et quelques déconvenues.

L'Escudella (Paris 7) meilleur restaurant de Mai 2019
L'Escudella (Paris 7) meilleur restaurant de Mai 2019

1. L'Escudella (Paris 7)
2. Détour (Paris 9)
3. Mr T (Paris 3)
4. Orties (Paris 9)
5. Louis Vins (Paris 5)
6. Le Petit Bouillon Pharamond (Paris 1)
7. Le 6 Paul Bert (Paris 11)
8. 52 Faubourg saint Denis (Paris 10)
9. Botanique (Paris 11)
10. Au Petit Panisse (Paris 11)
11. Fichon (Paris 18)
12. Le Cadoret (Paris 19)
13. Brasserie Bellanger (Paris 10)
14. Savy (Paris 8)
15. Cheval d'or (Paris 19)
16. Armonia (Paris 7)
17. Marloe (Paris 8)
18. Beef Bar (Paris 8)

Avec ce plat de poulpe rôti relevé au chorizo, petits pois et jus de poulet, l'Escudella remporte ma palme du bonheur pour le mois de mai 2019! Une cuisine maîtrisée et goûteuse (parfois un peu chiche quand même) qui régale. Pain exceptionnel.

En deuxième position de ce top, Détour. Voilà maintenant plus de 2 ans que ce jeune couple fait le bonheur des clients qui viennent occuper l'une des 16 places disponibles à chaque service. Menu à l'aveugle au tarif doux, on s'amuse à deviner les ingrédients glissés avec malice par le chef. De vraies découvertes culinaires au programme !

Pour compléter ce podium de très haut niveau : Mr T. Le chef japonais délaisse de plus en plus sa "street food revisitée" pour proposer des plats magnifiquement construits et goûteux, de quoi oublier la musique qui pollue l'air. Rapport qualité/prix au top au déjeuner.

Au pieds du podium, une autre adresse créative pour le moins : Orties. Ici, c'est de la découverte à chaque plat. Si bien que quelques fois on ne sait pas bien si on aime ou pas ! Des choix tranchés, une cuisine de caractère qui ne peut pas laisser indifférent.

Chez Louis Vins, on n'épate pas la galerie avec des froufrous dans l'assiette, mais avec des viandes et charcuteries exceptionnelles ! Récemment reprise, cette maison a fait le choix judicieux de travailler à partir de bêtes entières parfaitement sourcées, si bien que tout est fait maison ! On vient ici pour se goberger et refaire le monde devant des plats simples mais parfaitement exécutés. 5ème.

Pour la 6ème place, un restaurant emblématique devenu Bouillon, le Petit Bouillon Pharamond. Suivant la mode parisienne de ces établissements pas chers à la cuisine ménagère et à la déco d'époque, cette version dépasse tous ses concurrents (Pigalle, Chartier, Julien...) d'une tête facilement. Ses atouts? Un grande terrasse tranquille, de la vraie cuisine qui va un peu plus loin que de réchauffer des conserves et cuire des patates, un rapport qualité-prix de dingue et enfin un service agréable comme tout !

Une adresse = le nom du restaurant. Le 6 Paul Bert navigue allègrement entre modernité et tradition avec une belle cuisine d'auteur vraiment pas chère. La salle est exiguë et bruyante. 

Au 52, on est plutôt branché "vibe". Malgré les circonstances déplorables de mon déjeuner (cf la review du 52), j'ai réussi à apprécier le lieu et sa belle cuisine bistronomique. Les produits de qualité font bien plaisir ! Une 8ème place méritée.

Botanique, restaurant qui fait beaucoup parler de lui depuis son ouverture n'hérite que de la 9ème place. En cause, des visuels de plats tellement magnifiques qu'on se retrouve déçu par le goût de certains plats. La tartelette aux légumes se révèle la vraie déception. Pourtant, on sent le potentiel gastronomique du chef, ce qui donne bien envie de tester la version haut de gamme à l'étage de l'établissement.

Pour la 10ème place, le Petit Panisse. Dans un décor de vieux bistrot hors du temps, le chef propose des plats osés comme cette salade concombre, langue de boeuf et hareng fumé ! Ça manque globalement de finesse. Dessert décevant.

11ème : Fichon. Ce bistrot de la mer est plutôt réjouissant pour un tarif tenu. Le poisson est à l'honneur ainsi que les petits vins sortis du boisseau. Les assiettes malheureusement maigrelettes obligent à se ruer sur le (bon) pain.

Le Cadoret figure souvent dans les classements des meilleurs bistrots de Paris. C'est vrai le lieu est sympathique (un peu bruyant quand même), le service dynamique et agréable, et la cuisine revigorante avec de beaux produits. Mais ça reste dans l'ensemble plutôt simple, pas de quoi traverser tout Paris pour s'y attabler, d'où cette 12ème place.

13ème, la nouveauté marketing du moment : La Brasserie Bellanger. Comme souvent, ce genre d'établissements propose une chouette prestation à leur ouverture, et c'est le cas ici. Pas trop cher, des produits de qualités, belle déco, le rêve? Pas tout à fait quand même, ça sent le "fake" à coups d'astuces marketing. Très décevant service et encore plus croque-monsieur fait avec du pain de campagne! Enfin, ne pas se fier aux photos Instagram, leur Paris-Brest est tout riquiqui, mais quand même très bon !

Institution das quelques années centenaire, Savy, se classe 14ème. On y sert une cuisine bourgeoise un rien daté, bien exécutée dans une atmosphère "rustico-ancienne". C'est cher, mais ça reste dans la gamme des belles brasseries parisiennes.

Regardez-les tous sauter comme des cabris sur leur chaise en répétant "Cheval d'or! Cheval d'or! Cheval d'or". C'est la sensation du moment, et toute personne branchouille se doit d'aller dévorer la cuisine asiatisante de Taku Sekine. Pour le dîner il faut soit réserver des semaines à l'avance, soit faire le pied de grue dehors. Bref, quand j'ai appris que le week end le déjeuner était de mise, j'y suis allé. Bon rapport qualité-prix, mais ce repas n'avait rien d'exceptionnel. Mais ai-je vu tous les secrets de Cheval d'or? 15ème place.

16ème, Armonia. Cette toute nouvelle table dit servir une "cuisine d'inspiration française" avec des emprunts exotiques, mais ce que j'ai mangé était 100% italien ! Pas mauvais au demeurant, mais pas impérissable non plus, sauf peut-être ce beau dessert à base de glace pêche et crème au jasmin.

Tout devait destiné Marloe à un meilleur classement dans ce top mensuel : endroit réputé annexe d'une table étoilée, déco superbe, service aux petits soins... mais voilà, le risotto m'a dérouté. il s'agissait plus d'une salade de riz avec une sauce, qu'un plat gourmand. Le dessert aussi qui jouait la revisite du fraisier est resté au niveau d'un fraisier tout à fit banal... Seul les cromesquis de pieds de cochon m'ont donné une émotion intense. C'est déjà ça !

18ème et dernier, le Beef bar. Il faut dire que je ne m'attendais pas à des miracles vus les critiques sur internet. Placé en "deuxième classe", une entrée moyenne, un vin pas bon, un dessert sans queue ni tête, un service long, mais long ! Seule la viande était bonne (avec sa purée), encore heureux quand on s'appelle comme ça !

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